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Des
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parlent
à
la
science

Sylvie Déthiollaz et Claude Charles Fourrier, deux chercheurs étudient les messages de clairaudients grâce à des entretiens et obtiennent des réponses de l’au-delà.
Des voix de l’au-delà parlent à la science
Au-delà
Tout est parti d’une étude autour de la « clairvoyance »… au cours de laquelle certains messages ont été transmis par des « voix ». Les chercheurs Sylvie Déthiollaz et Claude Charles Fourrier décident alors d’étudier en profondeur ce phénomène dit de « clairaudience ». Une série d’entretiens avec des entités spirituelles s’ensuit, articulée autour de neuf « médiums ». Les travaux sont publiés dans le livre ConneXions, paru il y a quelques mois aux éditions Guy Trédaniel. Quel enseignement tirer de cette expérience exceptionnelle ?


Sylvie, vous êtes docteure en biologie moléculaire, Claude Charles, psychothérapeute. Qu’est-ce qui vous a amenés à explorer les contacts avec l’invisible ?


Sylvie Déthiollaz : En 2013, à la demande de la fondation Odier de psychophysique qui finançait nos travaux depuis plusieurs années, nous avons monté un protocole en vue de tester le phénomène de clairvoyance. C’était un sujet assez éloigné de nos recherches, puisqu’à l’époque, nous travaillions sur les sorties hors du corps, avec Nicolas Fraisse. L’idée était de soumettre à des personnes clairvoyantes une enveloppe dans laquelle se trouvait une photo tirée au sort et scellée par un huissier. Nous leur présentions ensuite quatre images parmi lesquelles se trouvait cette image cible, et elles devaient l’identifier formellement. Il y avait 1 chance sur 4 de tomber juste par hasard, donc 25 %. Pendant les tests préliminaires, toutes les personnes testées ont obtenu environ 30% de réussite, même Nicolas. Ce résultat était significatif et plutôt bon pour une expérience parapsychologique de ce type. Aussi, nous avons décidé de passer à la phase officielle avec huissier…

Claude Charles Fourrier : À l’époque, Nicolas faisait des soins énergétiques sur une table de massage. Des images concernant le patient lui venaient souvent, ce qui lui permettait d’adapter son traitement. La veille des tests officiels, j’ai eu l’idée de lui suggérer d’utiliser sa « méthode » de travail pour trouver ce qu’il y avait dans une enveloppe. Nous avons posé cette dernière sur une table de soins et il a placé ses mains au-dessus, sans la toucher. À ce moment-là, des informations sont venues à lui. Il nous a dit : « J’entends une musique disco, je vois un cowboy, un policier, un Indien, etc. ». Après vérification, c’était effectivement une photo du groupe new-yorkais Village People qui se trouvait dans l’enveloppe ! Nous avons alors senti que cette façon de procéder était la bonne pour Nicolas.

SD : Le lendemain matin, nous avons commencé les tests officiels sous contrôle d’huissier. Au début, Nicolas captait des informations visuelles qui lui permettaient de faire son choix, mais cela lui prenait quinze minutes environ par enveloppe. Au bout de sept ou huit tests, un « concert de voix » s’est mis à lui chuchoter à l’oreille, « ça ne va pas assez vite ». À partir de là, il a reçu des informations auditives tellement rapides et précises que tout est allé beaucoup plus vite… Des musiques, puis des devinettes, des textes drôles ou énigmatiques, puis des petits poèmes avec des rimes, des quatrains parfaits. Pourtant, il faut savoir que Nicolas n’est pas très littéraire, comme il le dit lui-même… Nous avons obtenu un taux de réussite de 79 %… En termes de probabilité, c’est une chance sur 69 milliards de milliards de milliards que ce soit dû au hasard. Du jamais vu ! Après cette expérience, nous avons eu envie de poser de vraies questions à Nicolas, d’ordre existentiel, métaphysique, toujours en plaçant les questions dans des enveloppes scellées. Nous les mélangions et les présentions sans nous-mêmes les connaître. Nous avons obtenu des textes magnifiques, très construits…

CCF : Chaque réponse était comme un mini-enseignement qui ouvrait à une réflexion personnelle plus profonde. Nous nous sommes demandé pourquoi ce phénomène irrationnel s’était manifesté dans ce cadre scientifique et ce que nous devions en faire. Petit à petit a germé l’idée de faire une étude sur la clairaudience.


Il n’est pas évident d’établir un protocole convaincant, lorsqu’il s’agit de contacts avec l’au-delà…


SD : Nous sommes partis de l’hypothèse que, si des personnes étaient effectivement en contact avec des entités appartenant à d’autres dimensions, ayant accès à des connaissances que nous n’avions pas, nous devions obtenir à peu près les mêmes réponses en leur posant à toutes les mêmes questions. C’était la meilleure option dans le cadre d’une démarche rationnelle, scientifique.

CCF : Nous avons alors passé beaucoup de temps à sélectionner neuf personnes, qui étaient saines d’esprit et avaient su intégrer simplement ce vécu hors norme dans leur vie de tous les jours.


Avec ces autres « médiums », les résultats ont-ils été aussi impressionnants ?


SD : C’était vraiment au-delà de ce que nous pouvions imaginer. Nous avons posé une quarantaine de questions à ces neuf personnes réceptrices, et les réponses sont toutes du même ordre. Parfois, ce n’est pas exprimé exactement de la même manière – il y a des aspects plus développés chez certains et des détails qu’il n’y a pas dans d’autres –, et le filtre de la personnalité de chaque médium influe aussi sur la tournure du texte… mais dans l’idée générale, c’est très similaire et aucune ne se contredit. Concernant Nicolas, ce qui était intéressant, c’est que, sans connaître la question, il a reçu des réponses cohérentes avec les autres personnes testées.


Avez-vous pu déterminer qui sont les êtres qui envoient ces messages ?


CCF : C’est la grande question : qui envoie ces messages ? Avec chacune des personnes réceptrices, nous avions l’impression de communiquer avec une source différente. Certaines avaient apparemment la possibilité de communiquer avec plusieurs « interlocuteurs ». En fonction de la complexité de la question, les réponses semblaient venir de niveaux de profondeur variés.

SD : Les réponses nous ont donné l’impression qu’il y avait différents niveaux et dimensions entre une source commune et nous. Il semblerait que dans les dimensions les plus proches de cette source, il y ait des formes d’énergie ou d’ondes. D’ailleurs, elles se définissent comme telles. Elles ne semblent pas vraiment individuées et parlent facilement en « nous ». Plus on « descend » vers nous, plus on entre dans des formes plus individuées. Le langage est alors d’un niveau plus pratique, avec des réponses plus accessibles pour nous. Nicolas Fraisse semblait s’adresser à « quelque chose » de très proche de cette source initiale, avec des réponses très élevées spirituellement…


Quelle est la teneur générale des messages que vous avez reçus ? Peut-on déceler une volonté particulière chez ces êtres ?


SD : Nous avons demandé pourquoi « ils » cherchaient à communiquer avec nous. Ils semblent dire qu’ils sont là, à notre disposition, si nous en avons envie ou besoin, pour nous aider à comprendre, à évoluer, pour répondre à nos questions au sujet de l’existence, etc. Mais ils ne se mettent pas au-dessus de nous ! Nous faisons des choses dans la matière qu’eux ne pourraient pas faire, et ils auraient aussi besoin de nous. Ce serait vraiment un travail de collaboration…

CCF : Certains de ces « êtres » semblent concernés par l’évolution des humains, mais quand on va dans les hautes sphères proches de la Source, il n’y a pas de volonté de quoi que ce soit. La Source ne fait qu’émettre, elle est la Conscience, elle est toutes les réponses. Il n’y a pas de notion de bien ou de mal, ou de volonté. Pour un cerveau humain, cela sort du concevable… Au-delà des plans de l’incarnation, il y a des plans où le mental est encore présent, mais plus on évolue, plus il y a dissolution du mental.


Chacun est-il capable de trouver son canal pour entendre ces messages ?


SD : Selon nous, tout le monde peut se connecter s’il le désire, mais c’est un processus évolutif, qui demande un réel travail sur soi. Il faut être capable d’atteindre le silence mental, de se mettre dans un état de réceptivité, sans avoir d’attentes… Ces messages peuvent aussi passer par des ressentis physiques, des intuitions, cela peut aussi être une petite voix dans la tête, mais différente de notre voix intérieure. C’est dans l’observation subtile qu’on peut déceler ces choses-là. Mais attention, notre mental peut facilement interpréter tout et n’importe quoi, et voir des signes partout !

CCF : Le mental cherche le sens, mais lorsque l’ego se dissout, les questions disparaissent, elles aussi. Il n’y a plus besoin de sens… L’être va se dissoudre dans l’ÊTRE…

À
propos

auteur

  • Aurélie Aimé

    Journaliste
    Journaliste, réalisatrice et auteure, Aurélie Aimé est spécialiste du monde des spiritualités et de l'écologie. Son parcours professionnel lui a permis d’explorer inlassablement ces sujets et de partager ses découvertes. D’abord, elle a été journaliste et animatrice télé sur M6, spécialiste de « récup’ » et d’ « astuces de grands-mères » pour l’émission 100% Mag. Puis en 2014 elle a rejoint la rédaction de l'INREES, de Kaizen, puis de Natives, entre autres. Elle est l’auteure de plusieurs ou ...
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